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YuNaTsu~fanfic

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Ahiru et Fakir 1

Ahiru et Fakir 1
Auteur : Tsuki
Genre : romantique
Disclamer : Les personnages de Princess Tutu (pour la faire à l'anglaise !) ne m'appartiennent pas. Ils appartiennent donc à leur véritable auteur, et je suis au regret de vous informer que ce n'est pas moi. La folle qui s'invite dans l'histoire sous l'identité très secrète de Tsuki-sama m'appartient, elle, euh...comme il est impossible de faire mieux, parce qu'il s'agit de...moi. Je vous prie donc de me pardonner, ce n'est pas mon caractère de tous les jours, ou alors il est très bien caché, je l'emprunte juste avec plaisir pour compliquer la vie des autres personnages, nyark !
Genre de l'histoire : Romance !!!!!!! Humour délirant. Folie pure pour le chapitre1.
Quelques détails : les – signifient en début de ligne qu'un personnage prend la parole. Les « sont le début des pensées des persos et les » par réaction très logique sont la fin des pensées des perso. La parole de la fameuse voix apparaît en italique, dans les « ».
Bonne lecture !




Ceci n'est que le début de l'histoire...


Ahiru et Fakir

Chapitre 1 : Leur histoire d'amour


Le grand combat était terminé. Les habitants de la ville menaient des jours paisibles, ils avaient oublié la Princesse Tutu. Ils avaient oublié Ahiru, simple fille, maladroite et pas très douée pour la danse. Tous ceux qui l'avaient croisée...Ils avaient oublié leur amie. Le petit canard, qui leur avait redonné espoir, lui aussi, ils l'avaient oublié. Ce petit canard...Que devenait-il ?
Si vous tenez vraiment à le savoir, lisez la suite.
Ceci n'est que le début de l'histoire.

Fakir suspendit son geste, la plume s'éloigna de la feuille de papier.
Impossible...Qu'est-ce que cela voulait dire ?
Il jeta un regard autour de lui.
Comme tous les jours, il était venu s'installer au bord de l'étang, calme, silencieux, où nageait tranquillement Ahiru. Le soleil tapait fort, et une légère brise s'était levée, faisant chanter aux arbres leur mélodie apaisante.
Depuis qu'Ahiru était redevenue un canard, Fakir passait le plus clair de son temps ici, à écrire la suite de l'histoire, en la surveillant du coin de l'½il.
Tout à coup ces mots avaient glissé sous sa plume, ils s'étaient immiscés sur la feuille sans qu'il ne s'en aperçoive tout de suite.
Ceci n'est que le début de l'histoire.
Fakir s'était soudain demandé si ces mots venaient vraiment de lui.
Mais alors...
Pourtant, en observant ce paysage, qui ne changeait pas, en voyant Ahiru nager sur l'eau claire, il se détendit, et sourit.
Non, rien ne changeait.
Il continua d'écrire, sans que rien ne vienne à nouveau le perturber, jusqu'au coucher de soleil. Fakir lâcha alors sa plume, à regret. Il relut rapidement l'histoire, comme chaque fois, pour vérifier.
Ahiru s'était rendue compte qu'il cessait d'écrire. Elle s'approcha du bord de l'étang, et le regarda, du haut de sa petite taille de canard. Fakir n'avait plus cet air menaçant de la première fois qu'ils s'étaient parlé. A l'époque, elle était la Princesse Tutu, sous l'apparence d'une fille, étudiante comme lui à l'école de danse, et Fakir veillait sur Mytho. En fait, les seules fois où il ne lui avait rien caché de ses sentiments, depuis le début, quand il ne savait pas encore qu'elle était la Princesse Tutu qui devait rassembler les fragments de c½ur du prince, c'était lorsqu'elle était sous cette forme, en canard. Elle s'était rendue compte, du coup, que Fakir n'était pas le sale type qu'elle croyait. C'était même quelqu'un de sensible et courageux. Elle l'observa, pendant qu'il relisait ses notes. Fakir était très beau, quand il souriait...
- Couac !
S'exclama Ahiru en rougissant. Elle plaqua ses ailes sur son bec, paniquée.
Mais à quoi pensait-elle ?!!
Le bruit avait attiré l'attention de Fakir. Il leva les yeux de sa feuille, et surprit Ahiru en train d'exécuter la danse de la pluie.
Il grimaça.
- Mais qu'est-ce que tu fabriques ?!
Ahiru s'immobilisa aussitôt, se frotta la tête avec une aile, gênée.
Fakir fronça les sourcils, et Ahiru se renfrogna. Il allait encore faire une réflexion ! Mais non. Il lui tourna le dos, une main sur la bouche, pour l'empêcher de voir qu'il pouffait de rire. Ahiru pencha la tête, se demandant ce qu'il se passait. Quand il se retourna vers elle, Fakir avait retrouvé son air sérieux.
Surprise, elle sursauta et tomba dans l'étang.
- Couac ! Couac ! Couac !
Fakir s'approcha et la remit debout. Il resta un instant, à la dévisager bizarrement, obligeant Ahiru, gênée, à détourner la tête.
Finalement, Fakir se remit debout, rassembla ses affaires et lança en s'éloignant :
- Je reviens demain. Evite de faire une bêtise d'ici là !
- Couac ! Répliqua Ahiru, énervée.

La nuit, Ahiru somnolait sur l'eau, lorsqu'une voix s'éleva dans le silence.
« Ceci n'est que le début de l'histoire... »
Un vent frais se leva, balayant l'herbe, et vint faire ondoyer doucement l'eau calme.
« L'histoire prend un nouveau tournant »
Ahiru, bercée par le mouvement de l'eau, vacilla.
« Parce que telle est ma volonté »
Rire hystérique.
Ahiru bascula de côté, et tomba à l'eau.
- Couaaaaaac !
Et plouf. Elle battit des ailes, paniquée, jusqu'à retrouver un semblant d'équilibre.
- Couac...Soupira-t-elle.
Elle avait eu chaud !
« Regardez-moi ça ! C'est pathétique ! Il était temps que je m'en mêle ! »
- Couac ? S'enquit Ahiru.
D'où venait cette voix ? Qu'est-ce que c'était ?
« Tu veux savoir, petit canard ? Je suis la nouvelle auteur de l'histoire, et je ne parle pas du Prince et du Corbeau ! Pas entièrement, en tout cas ! Tu veux savoir ? »
- Couac ?!
« Je suis...celle qui va rendre cette fin morne tellement plus intéressante, tellement plus gênante pour toi aussi, ma petite Ahiru ! Je viens te rendre la vie bien difficile...Mais tu devrais me remercier ! Parce qu'en contrepartie...Kyaaaaah ! »
...Hein ?
- Couac ?
Qu'est-ce que c'était que cette folle ?
« Hum. Je disais. Trouves-tu vraiment cette fin satisfaisante, ma petite Ahiru ? Attention, réfléchis bien ! »
- Couac.
Traduction : Va te faire soigner.
« Voyons, voyons ! Je suis sérieuse, moi ! La véritable Ahiru est un canard ! Ahiru est un canard ! »
Pouffement de rire dédaigneux.
Ahiru perdait patience. Cette chose se fichait d'elle ?
Mais la voix poursuivait son délire émotionnel, oubliant de s'offusquer de l'insulte.
« Ta véritable apparence est un canard. Oh là là !...Pas très pratique, n'est-ce pas ? Ne trouves-tu pas que cette fin est injuste ? Ahiru, celle grâce à qui l'histoire a pu bien se terminer pour le prince et tous les personnages, Ahiru est la seule à ne pas pouvoir être heureuse ! Quelle ironie ! Tu ne trouves pas ? Quelle ingratitude ! On dirait bien que tu es destinée à souffrir, ma pauvre Ahiru ! »
Qu'est-ce que ça voulait dire ? Qui était cette fille ? Et comment la connaissait-elle ?
« Ah. Ca, c'est parce que j'ai suivi toutes tes aventures sur mon lecteur DVD, ma petite Ahiru ! »
Qu'est-ce que c'était que ça ?!?
« Minute ! C'est moi qui pose les questions, ici ! Non mais. Mais tu n'as toujours pas répondu... »
Comment ?
« Sujet, verbe, complément »
Mais non ! Pas ça !
« Cette fin n'est pas un Happy End »
Pardon ?
« Tu n'es pas très perspicace, ma pauvre Ahiru. Je parle de toi, de tes sentiments. Et ils vécurent tous heureux, et Ahiru redevint un canard pour toujours. Voici la fin. Du moins, ce qu'elle aurait été si je ne m'en étais pas mêlée. Tu trouves que c'est une fin heureuse, toi ? »
Mais c'était...une fin heureuse !
« Pour la plupart, oui. Sauf pour toi. Tu ne t'es rendue compte de rien ? Je suis donc obligée de te souffler la réponse ? Réfléchis...Ton amour pour le prince... »
Le prince aimait Rue ! C'était Rue qu'il avait choisi, personne d'autre ! Et Ahiru...elle ne l'aimait pas assez fort. Certainement pas aussi fort que Rue !
« Justement ! Ton amour ne s'est pas évaporé tout seul, non ? Quand a-t-il commencé à décliner ? Quand quelqu'un d'autre s'est immiscé dans tes pensées...Tu rougis, tu es gênée, tu te demandes ce qu'il t'arrive...mais ce n'est pas pour rien, ma petite Ahiru ! Tu crois vraiment pouvoir supporter de voir ce cher Fakir tous les jours sans pouvoir le toucher, sans pouvoir t'exprimer aussi librement qu'une humaine ? »
Qu'est-ce que ça voulait dire ?! Cette fille prétendait que...Ahiru rougit.
« Que tu as des sentiments pour Fakir ? Bien sûr que je le prétends ! »
C'était faux ! Totalement faux ! Fakir était un ami, elle avait partagé beaucoup de choses avec lui, ils avaient sauvé Mytho ensemble...
« Oh la menteuse ! Elle est amoureuse ! »
- Couac couac ! Couac couac couac couac !
« Tu ne veux pas le reconnaître, hein...C'est fâcheux, ça. Bien ! Puisque je suis une adepte des histoires à l'eau de rose et des Happy End, je vais être obligée de te jeter un sort, ma petite Ahiru ! »
- Couac !
Encore une folle qui voulait les manipuler ?! Elle ne comprenait pas tout mais...Après Drosselmeyer, une autre hystérique voulait s'amuser en les faisant souffrir ?
« Ah non, ne me compare pas à cet espèce de... !!! Une tragédie ! Une tragédie ! Elle a failli finir en queue de poisson, cette histoire, à cause de sa satanée tragédie ! Je n'ai rien à voir avec lui ! Moi je suis...sublime...et magnifique...Je veux de l'amour, de l'amour, et du bonheur !! Je ne veux pas vous faire souffrir, petit canard ! Seulement, même si la souffrance n'est pas drôle, c'est un passage obligé pour obtenir le bonheur, sans quoi il n'y aurait plus d'histoire. L'histoire se remet en marche ! Je vais guider votre histoire vers ce passage que vous n'osez pas emprunter...Kyaaaaaah ! C'est trop mignon ! Je me proclame l'auteur de l'histoire d'Ahiru et Fakir, après Le Prince et le Corbeau, après Princess Tutu ! »
- Couac ?
Qu'est-ce que c'était encore que ce sale plan ?
« Tu veux rester un canard ? »
- Couac ?
« Tu veux passer toute ta vie sous cette forme de canard ? »
- Couac...
C'était sa véritable forme !
« Et tu trouves que c'est une raison valable, toi ? Le petit canard est la véritable forme de la Princesse Tutu, c'est vrai...Mais Ahiru, alors ? »
- Couac... ?
« Vous oubliez Ahiru, dans cette histoire ! C'est décidé ! Je vais te mettre à l'épreuve ! »
- Couac ?
« Il va falloir te décider, ma petite Ahiru... »
- Qu'est-ce que ça veut dire ?! Je ne comprends rien à vos salades ! Et puis d'abord, qui êtes-vous ?! Que...Couac !
Ahiru plaqua ses ailes sur son bec. Elle venait de parler ?!
Le rire hystérique éclata à nouveau dans le silence.
« Le temps t'es compté...Résous vite l'énigme ! Tu pourras rester un canard, comme tu le souhaites, ou redevenir cette fille humaine ! En attendant, je te laisse le choix...Tu connais le refrain ! »
- Attendez ! Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ahiru plaça son aile sur sa gorge. Sa voix...Elle retrouvait la voix d'une fille.
Une douce lumière dorée enveloppa soudain le petit canard, comme émanant de lui.
- Que...
Ahiru étira son aile devant elle. Les plumes scintillaient, elles semblaient devenir plus floues de seconde en seconde.
Ahiru ferma les yeux.
Cette sensation...Elle avait l'impression de la connaître, mais pas tout à fait. Quand elle se transformait en Princesse Tutu, ou même en fille, avant...Ce n'était pas la même.
La lumière recouvra le corps tout entier du petit canard. Elle continua de briller un long moment, tandis que la voix s'élevait, lointaine.
« Voici le début de l'histoire, orchestrée par la grande Tsuki-sama ! »
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# Posté le samedi 10 février 2007 14:58

Modifié le samedi 10 février 2007 16:12

Ahiru et Fakir 2

Ahiru et Fakir 2
Auteur : Tsuki
Genre : romantique


Ahiru et Fakir

Chapitre 2 : Oups...


Le silence était revenu.
Un silence pesant, oppressant avec la disparition soudaine de tout ce bruit engendré par cette espèce de folle furieuse.
Ahiru ouvrit les yeux.
La lumière s'était dissipée. Elle pouvait voir le paysage alentour baigner dans l'obscurité de la nuit, il lui sembla un instant qu'elle avait peut-être rêvé.
Un cauchemar horrible, et terriblement bizarre, mais un cauchemar tout de même. Elle voulut sincèrement y croire, jusqu'à ce qu'elle tende son aile devant elle...Hum. Son aile.
Sa...main.
Ahiru ne paniqua pas. Pas tout de suite. Elle attendit deux minutes, le temps que ses neurones comprennent bien tout ce qu'impliquait ce facteur. Là, elle put commencer à paniquer.
Elle s'en donna à c½ur joie, et ce fut le retour de la danse de la pluie. Et elle courut, et elle courut. A droite. A gauche. A droite. A gauche. Et en travers. Puis elle glissa et se retrouva le bec dans l'eau. Le nez, pardon. Elle aurait du mal à s'y réhabituer.
Ahiru se redressa, et se mit à grelotter. Maintenant qu'elle ne gigotait plus dans tous les sens possibles et imaginables, elle se rendait compte qu'elle avait froid.
Elle approcha la tête de l'étang, pour tenter d'avoir confirmation de la chose. A cause de la nuit, elle ne vit d'abord absolument rien. Et puis, par la généreuse intervention d'un rayon de lune, elle put enfin distinguer son reflet. Et s'aperçut qu'elle était aussi nue qu'un ver.
Elle plaqua ses bras l'un contre l'autre, sentant la colère la gagner à la vitesse de la lumière. Cette andouille de –c'était quoi, déjà... ?- Tsuki, avait oublié de lui fournir les accessoires livrés en option. Des vêtements, ça n'aurait pas été de trop.
C'était horrible. Elle était humaine. Et nue. C'était horrible.
Fakir !
Ahiru devint plus rouge que rouge.
Fakir... ? Fakir ?! A quoi est-ce qu'elle pensait, alors qu'elle était dans une situation critique ?! Fakir. Elle était humaine, et pire que tout, nue, et pensait...à Fakir.
Ahiru perdit conscience l'espace d'une demi seconde.
Elle allait se réveiller. Tout serait absolument normal. Elle serait redevenue un canard. Elle n'aurait jamais cessé d'être un canard. Et cette espèce de clone déluré de Drosselmeyer n'aurait jamais existé.
Il fallait qu'elle se réveille !
Ce fut le froid qui l'obligea à reprendre pied dans la réalité, avant qu'elle ne finisse en bâtonnet glacé.
Ahiru prit une grande résolution.
Fakir.
Il fallait qu'elle aille voir Fakir.
Lui saurait quoi faire (elle l'espérait).
D'un coup, tout lui retomba sur la tête. Elle était humaine. On lui avait jeté un sort. Une inconnue. Une folle. Elle ne savait pas comment le lever. Elle avait froid. Elle était aussi nue qu'un ver.
...Et si elle n'allait pas voir Fakir, après tout ?
« Evite de faire une bêtise, d'ici là ! »
Ah ça, il allait être content, quand il saurait ! Elle s'était encore attirée des ennuis ! Le pire, c'était qu'elle n'avait rien fait, absolument rien fait pour.
- Atchoum !
Là, elle décida de laisser ses réflexions de côté et d'aller voir Fakir. Au moins, marcher, ça la réchaufferait.
Ahiru parcourut toute la ville pieds nus, de nuit, et avec pour tout vêtement un début de rhume.
Quand elle arriva devant la porte de la maison de Fakir, elle était au bord de l'évanouissement. Elle frappa deux coups désespérés à la porte.
Toc. Toc.
Ahiru sentit que son nez la picotait. Elle frissonna.
On entendit du bruit dans la maison. Ahiru, occupée à tenter de toutes ses forces de ne pas éternuer, ne s'en rendit même pas compte.
La porte s'ouvrit, tandis qu'au même moment, Ahiru prit une inspiration désespérée...Elle allait...Elle ne pouvait...
Le retentissant « ATCHOUM » s'étendit sur plusieurs secondes dans un superbe écho...
Ahiru renifla lamentablement. Quand elle releva la tête, Fakir était là, figé dans une expression d'horreur sans nom, et incroyablement rouge jusqu'à la racine des cheveux. Il détourna les yeux en direction du ciel.
Ahiru réfléchit un bon moment, avant de comprendre.
Elle eut alors une brusque révélation, et croisa les bras devant elle en hurlant de surprise gênée.
Oups.
Fakir s'effaça, lui permettant d'entrer dans la maison. Toujours sans détourner les yeux du plafond.
Ils en avaient pour le coup l'un et l'autre momentanément perdu l'usage de la parole, traumatisés.
Quelques minutes plus tard, voilà que Ahiru se retrouvait attablée devant une tasse de thé chaud, mains croisées sur ses genoux, les joues rouges.
Elle jeta un coup d'½il aux vêtements que Fakir lui avait prêté.
Il les lui avait tendus en déclarant « de vieux habits à moi » en s'adressant au mur à côté d'Ahiru.
Elle en était restée quelque peu perplexe, mais avait fini par les accepter.
Ils étaient trop grands pour elle. Les manches dépassaient de ses mains, elle devait sans cesse tenir la chemise contre elle et avait replié le pantalon trois fois autour de ses jambes, ce qui ne semblait pourtant pas suffisant.
Mais au moins, maintenant, elle avait des vêtements.
Ahiru soupira, subissant soudain le contrecoup de cette soirée accablante. Elle s'était réveillée en sursaut après avoir brusquement reçu en pleine tête l'eau gelée de l'étang. Avait été accueillie par un rire de folle hystérique. Etait passée de canard à humaine. Sans vêtements. Avait réussi à attraper un rhume carabiné. S'était promenée dans cet état à travers la ville. Avait éternué à la figure de Fakir qui avait eu le courage de se lever à une heure pareille de la nuit pour aller ouvrir. L'avait sûrement traumatisé à vie. Portait des vêtements trop grands pour elle. Les vêtements de Fakir.
...Les vêtements de Fakir ?
Elle venait de s'en rendre compte.
C'était les vêtements de Fakir.
Ahiru prit deux minutes pour digérer l'information. Elle baissa les yeux, lentement, très lentement.
Les vêtements de Fakir.
Là. Sur elle.
Awawa.
Ahiru avait adopté une originale couleur vanille-fraise.
Ce fut ce moment génial entre tous que choisit Fakir pour faire une entrée fracassante dans la pièce, manuscrit en main.
Entrée en scène qui laissa la statue pensive Ahiru de marbre.
- Eh ! Lança Fakir, plutôt énervé par les souvenirs de tout à l'heure.
Là, Ahiru réagit. Elle sursauta, même. Et fit un bond de trois mètres, envoyant valser sa chaise.
Qui agonisa dans un silence à couper au couteau.
Fakir n'essayait même plus de comprendre. Ca le dépassait.
- Euh...Avança Ahiru d'une toute petite voix. Dé...solée.
Il tourna la tête vers elle, lentement. La dévisagea une effrayante seconde et décida qu'il ne l'avait pas vue. Il alla remettre la chaise en place et posa le manuscrit sur la table. Là, il s'autorisa à soupirer.
Son regard aiguisé se tourna soudainement vers Ahiru, qui se figea sur place, terrorisée.
- Résumons. Tu prétends que tu as été réveillée par une espèce de voix sortie de nulle part ?
Ahiru approuva.
- Que cette fille te connaissait, et que tu ne sais absolument pas de qui il s'agit ?
Affirmatif.
- Qu'elle t'a jeté un sort ?
Nouvel hochement de tête.
- Que tu t'es retrouvée transformée en fille, sans...dans cet état, que la voix avait disparu et que tu ne sais absolument pas comment redevenir un canard ?
Oui. Oui. Oui. Et oui.
- Et que tu as traversé toute la ville comme ça, pour me prévenir ?
Ahiru se mit à le fixer avec insistance.
- Quoi ? S'enquit Fakir, craignant une nouvelle catastrophe.
- Tu as la réponse sous tes yeux, observa Ahiru avec justesse.
- Ah bon.
Fakir semblait soulagé.
- Et c'est tout ?
Ahiru jeta un rapide coup d'½il sur les vêtements qu'elle portait. Négatif. Non, ce n'était pas tout, mais il n'avait pas besoin de le savoir.
Elle allait répondre, quand une poussière vint lui chatouiller le nez. Dix secondes plus tard, elle éternuait, et se cogna la tête contre la table sous la puissance du choc.
Elle jeta un regard éloquent à Fakir qui hésitait entre la terreur pure et l'éclat de rire.
Mais ce n'était pas le moment de rire.
Fakir se ressaisit donc, et tira une chaise près de la table. Il s'assit, et Ahiru, tout près, lui jeta un coup d'½il de côté. Elle se remit à regarder droit devant elle. Un silence s'installa. Ahiru, discrètement, éloigna sa chaise de celle de Fakir d'un pas. Elle patienta un instant, et recommença.
Lorsque Fakir leva les yeux de la feuille qu'il était en train de lire, elle lui sourit depuis l'autre extrémité de la table.
Fakir resta légèrement perplexe.
- Je peux savoir comment tu t'es retrouvée là-bas ?
- Euh...
Ahiru se frotta la tête de la main, prise d'une soudaine envie de rire.
- C'est une très longue histoire, décida-t-elle en fin de compte.
Fakir fronça les sourcils.
- Arrête tes bêtises.
Et il se replongea dans sa lecture.
Ahiru se crispa, sous l'emprise d'une colère tout à fait injustifiée.
Il y avait longtemps qu'elle ne l'avait plus entendue, cette réplique. Fakir était redevenu aussi froid qu'à son habitude. Dans ces cas-là, elle avait envie de le frapper. Pourtant, c'était bizarre. Depuis qu'elle était un canard, il n'avait quasiment plus jamais utilisé ces mots, et maintenant...elle se sentait étrangement déçue. Il lui parlait différemment quand elle était une fille... ? Ahiru le savait, de toute façon. Comme fille, elle n'était vraiment pas terrible. Nulle en danse. Maladroite. Même pas jolie...Oui, on se demandait bien comment elle avait pu être la Princesse Tutu du conte.
Fakir aussi avait eu ce genre de remarque quand il l'avait découvert.
« Parmi toutes ces filles, que ce soit toi... ». Le tout avec un de ces regards hautains dont il avait le secret.
Même en canard, elle se débrouillait déjà tellement mieux...Et puis, ainsi, Fakir ne la traitait plus de façon aussi blessante.
...Qu'est-ce que c'était que ces pensées ?! Fakir n'était pour rien dans le fait qu'elle préfère être un canard ! Elle voulait être un canard, c'était sa véritable identité ! Et c'était le sens que devait prendre l'histoire.
Ahiru hocha la tête, fermement décidée.
- Ahiru, lança soudain Fakir.
Aussitôt, la jeune fille paniqua, surprise en train de rêvasser.
- Je ne pensais à absolument rien du tout !! Affirma-t-elle avec force.
Elle s'attira un regard sceptique de la part de Fakir, qui ne fit aucun commentaire.
Elle rigola nerveusement pendant quelques secondes, et s'écria soudain, pour changer de sujet :
- Au fait, et Charon ?
Fakir la dévisagea un instant. Il posa le manuscrit qu'il tenait entre ses mains sur la table.
- Il dort, si tu veux vraiment le savoir. Comme la plupart des gens normaux à cette heure-ci.
Ahiru ne sut pas trop comment prendre cette remarque. Elle pensa que Fakir était fâché pour de bon. Jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive qu'il souriait de bon c½ur, l'air amusé.
Il finit par reporter son attention sur les feuilles devant lui.
- Il y a quelque chose qui me tracasse...
Ahiru, soulagée, s'approcha sans hésiter pour regarder.
- C'est quoi ? Demanda-t-elle par-dessus son épaule.
Il s'écarta un peu pour lui laisser voir, et désigna un certain point de la feuille.
- Ici. Ce matin, j'étais en train d'écrire l'histoire quand j'ai relu cette phrase. Je venais à peine de l'écrire, et pourtant je n'en avais pas eu conscience.
Ahiru tenta tant bien que mal de suivre ce charabia.
- Et ça ne te fait pas ça, d'habitude ?
Il fronça les sourcils, songeur.
- Si, c'est fréquent...Dit-il comme si c'était l'évidence même. Mais pas comme ça. C'est...différent. Je ne saurais pas l'expliquer.
- Ah ! Laissa échapper Ahiru.
Comme pour sa transformation ? Lorsqu'elle s'était retrouvée transformée en fille ?
- C'était familier mais pas pareil ? Osa-t-elle demander.
Elle jeta un coup d'½il en coin à Fakir, observant sa réaction. Peut-être qu'elle avait encore dit une bêtise...
Les yeux de Fakir s'écarquillèrent un peu, il acquiesça lentement.
- C'est ça !
Ahiru soupira, soulagée.
- Et tu crois que ça a un rapport avec ce qui m'est arrivé ?
Fakir plaça une main devant sa bouche, préoccupé.
- Je me demande...Si jamais cette fille qui t'a jeté un sort s'est immiscée dans la création de l'histoire, c'est sûrement elle qui est intervenue dans ce que j'écrivais. Elle aurait donc réussi à modifier l'histoire. Dans ce cas-là...
Un silence s'installa, Ahiru attendait qu'il reprenne la parole.
- Ca voudrait dire qu'elle possède un pouvoir d'écrivain assez puissant pour m'empêcher de contrôler l'histoire.
- Quoi ?!
- Si cette phrase sur la feuille est la sienne, elle a peut-être irrémédiablement modifié l'histoire que j'écris.
Ahiru n'en revenait pas de leur malchance.
- Tu veux dire...Attends...Que c'est elle qui fait ce qu'elle veut avec l'histoire ?! Mais...Mais... !
Ahiru n'alla pas au bout de sa phrase, absolument scandalisée.
- Et toi ?! Finit-elle par demander.
- Je peux peut-être la contrecarrer...mais pour ça, il faudrait savoir ce qu'elle compte faire. Elle a un avantage sur nous, c'est qu'elle a l'air de déjà nous connaître.
Ce qu'elle voulait...Ahiru blêmit. Qu'elle soit humaine et déclare à Fakir qu'elle l'aimait, voilà ce qu'elle voulait.
Elle regarda Fakir. Pas question de lui annoncer ça !
- Elle veut...un Happy End.
Fakir sembla légèrement déconcerté.
- Un Happy End ? Mais on en a déjà un !
- Elle prétend que non. Pas pour tout le monde...
Elle n'en dirait pas plus.
-...Et on ne sait rien de cette fille ?
Ahiru grimaça.
- Tsuki-sama.
- Je te demande pardon ?
- Tsuki-sama. C'est comme ça qu'elle s'est autoproclamée.
Fakir croisa les bras derrière sa tête, se renversa en arrière sur sa chaise.
- Moi qui croyais qu'on allait être un peu tranquilles, pour une fois !
Leurs regards se croisèrent. Ils détournèrent aussitôt les yeux, gênés.
- Je...Je...Bégaya Ahiru.
Elle leva la main devant son visage.
- Je vais retourner dormir ! Déclara-t-elle comme si c'eut été l'idée du siècle.
Elle se redressa, fit trois pas et marcha sur le tissu du pantalon qui traînait par terre. Ahiru bascula, trop surprise pour avoir le temps de crier, et se retrouva nez contre terre.
Il y eut un court silence.
- Ca va ? S'enquit finalement Fakir en se levant.
- La vie est belle, déclara Ahiru en guise de réponse.
Il s'approcha, l'aida à se remettre debout et s'agenouilla devant elle.
- Mais qu'est-ce que tu fais ?!! Paniqua Ahiru.
- Je retrousse le tissu de ton pantalon, répliqua-t-il. Enfin, de mon pantalon. Pour que tu évites de t'étaler comme ça une deuxième fois.
Il joignit le geste à la parole, et Ahiru dut détourner le regard pour essayer d'oublier qu'il avait les mains tout contre ses jambes.
- Voilà, déclara-t-il en se relevant.
Une seconde plus tard :
- Ca ne va pas ?
- Sss...Ss...Si ! Non ! Enfin ! Euh...
Ahiru avait réussi l'exploit de rougir de la tête aux pieds.
- Il fait vraiment vraiment très très chaud dans cette maison, je vais rentrer, hein, ce serait temps. Et...Au revoir !!!
- Pas si vite ! Lança Fakir, à bout de patience.
Il la retint par un pan de sa chemise.
- Et pour aller où, s'il te plait ? Tu as l'intention de dormir dehors ? Par un temps pareil ?
Ahiru se figea aussitôt.
- Ce n'est pas comme si on allait me retrouver morte congelée demain matin ! Décida-t-elle alors.
- Ah, tu crois ?
Si ? Vraiment ?
Elle abandonna l'idée dans un soupir.
- Je vais dormir où ?
Fakir grimaça, les nerfs à vif.
- Je vais te prêter une chambre, énonça-t-il enfin. Mais c'est temporaire !
Il pressentait déjà tous les problèmes qu'allait lui créer la présence d'Ahiru dans cette maison.
- Merci, soupira celle-ci, trop fatiguée pour oser refuser.
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# Posté le samedi 10 février 2007 15:21

Ahiru et Fakir 3

Ahiru et Fakir 3
Auteur : Tsuki
Genre : romantique

Ahiru et Fakir

Chapitre 3 :


Ahiru fut tirée brusquement de son sommeil. En dormant, elle s'était tournée de façon bizarre et venait dès à présent de chuter dans un vacarme magistral de son lit.
Ahiru se frotta le front. Aïe. Qu'est-ce qui s'était passé ?
Elle regarda partout autour d'elle et au bout d'un court moment, se rendit compte qu'elle n'était pas à l'étang.
Une seconde plus tard, elle se rappelait qu'elle était une fille.
Mais elle n'était pas à l'internat non plus.
Elle plaça sa main sur son menton, perplexe.
Où était-elle ?
La jeune fille se leva, essayant de reconnaître les lieux. Mais il s'agissait d'une chambre toute simple, avec juste un petit lit, une commode, et la fenêtre pour donner un peu de lumière. Elle n'avait pas le moindre souvenir de l'avoir déjà vue quelque part.
Ahiru ouvrit la porte.
Elle se retrouva alors face à Charon, attablé, qui terminait de manger. Tout lui revint subitement en mémoire.
- Tiens ? Tu es réveillée ? Fakir a dit de te laisser dormir. Tu veux manger quelque chose ?
Ahiru sourit, un peu gênée.
- Bonjour Charon...Fakir n'est pas là ?
Le forgeron hocha la tête de droite à gauche.
- Non, il est parti tôt ce matin.
- Ah...
Elle s'approcha de la table, et s'assit, pensive.
Charon la dévisagea un instant.
- Je ne sais pas vraiment ce qui te tracasse, mais évite de te faire trop de soucis. Et pour la chambre, tu peux l'utiliser aussi longtemps que tu veux.
Ahiru releva la tête.
- Merci, déclara-t-elle avec un gentil sourire. Mais je crois que je vais chercher un autre endroit où loger. Je...
Elle ne termina pas sa phrase.
- Tu fais comme tu le veux, répondit aimablement le forgeron.
Ahiru hocha la tête. Oui. Elle allait faire ça.
Elle se leva de table, sans même avoir mangé.
- Merci, Charon. Il faut que j'y aille !
Elle sortit en courant de la maison.
- Attends !
Mais la porte claquait déjà derrière elle.
Charon soupira.
Ces jeunes ! Tous aussi pressés !

****

Au bord de l'étang, Fakir soupira, son visage crispé dans une espèce de grimace contrariée.
La conversation de ce matin avec Charon lui revenait sans cesse en tête. Il n'arrivait pas à se concentrer.
Quand il lui avait annoncé que Ahiru dormait dans la petite chambre réservée à accueillir les voyageurs, le forgeron avait eu la drôle d'idée de lui demander pourquoi il ne l'avait pas accueillie ici plus tôt. Devant l'expression de stupéfaction horrifiée du jeune homme, il avait précisé :
- Ce serait normal, non ? J'ai du mal à comprendre pour quelle raison elle doit dormir dehors alors qu'il y a une chambre de libre ici.
- Ahiru était un canard. L'étang était l'environnement le mieux adapté pour elle !
- Elle a tout de même été la Princesse Tutu. Vous avez combattu ensemble, ça me semblait normal de l'héberger.
- Mais elle est beaucoup mieux à l'étang, avait opposé Fakir.
Charon avait froncé les sourcils.
- Mais la situation est différente, maintenant. Tu ne comptes tout de même pas qu'elle continue à dormir dehors ?
Fakir s'était vu accusé d'être un bourreau de fillette. La pique n'avait pas été sans effet.
- Elle fera ce qu'elle voudra, un point c'est tout !!! S'était-il exclamé en sortant en trombe de la maison. Je n'ai rien à voir avec tout ça !
Charon en avait lâché sa tartine.
Se remémorant une fois de plus cet épisode gênant, Fakir se passa une main sur les yeux.
- Fakir !
Il se raidit et pivota.
Ahiru arrivait en courant, légèrement essoufflée. Elle s'arrêta à sa hauteur.
- Je savais que tu serais là !
La remarque le mit de mauvaise humeur.
- Ah ?
- Oui, oui ! Tu viens tout le temps ici tôt le matin ! Au fait ! Tu ne vas plus à l'école ?
Il perdit un peu plus patience.
- Tu sais très bien que j'étais en dernière année. L'école de danse, c'est terminé, pour moi.
- Ah ! S'exclama Ahiru.
Elle plaqua une main contre sa bouche.
- Pardon, j'ai parlé sans réfléchir.
C'était tellement dommage ! Elle aurait bien aimé revoir Fakir danser, un jour.
- Mais, au fait ! Je dois toujours avoir mon uniforme, quelque part. Ce serait plus pratique, ajouta-t-elle avec un coup d'½il sur les vêtements froissés et trop grands pour elle.
- Tu n'aurais pas pu te souvenir de ça plus tôt ?
Ahiru grimaça.
- Quoi ?! C'était tard dans la nuit, je venais d'être réveillée par une espèce de folle furieuse qui m'a changée en fille, alors penser logiquement, ce n'était pas ma préoccupation première ! Tu n'avais qu'à y penser, toi !
- Ca va, arrête de crier.
- Mais je crie parce que tu m'as énervée, c'est tout ! D'abord, on dirait que d'après toi, c'est ma faute si je me suis retrouvée transformée en fille ! Je n'ai rien demandé à personne, moi !
- Tu ne vas pas te mettre à pleurer ?!
- Non ! Je...Je...Oh, eh puis si !
Et Ahiru éclata en sanglots.
Fakir resta totalement tétanisé, incapable de faire le moindre geste. Elle continuait de pleurer sous ses yeux. Sans vraiment réfléchir, il avança sa main, pour écarter celle d'Ahiru qui essuyait une larme.
- Je suis désolé, d'accord ?
Elle hocha la tête. Fakir sourit.
- Je n'aurais pas dû te parler comme ça.
Sentant ses joues s'empourprer, Ahiru recourut à la colère.
- Evidemment que tu n'aurais pas dû ! S'exclama-t-elle en le repoussant. Tu es vraiment le pire...
Le reste de sa phrase se noya dans un bruyant « plouf ».
Ahiru exécuta un arrêt sur image.
- Plouf ? Répéta-t-elle finalement.
Elle baissa les yeux.
- Fakir...s'étrangla-t-elle.
Fakir, assis dans l'eau, trempé, qui la regardait avec l'air de vouloir la tuer.
Ahiru se figea sur place.
- Comment tu es arrivé là, toi ? Demanda-t-elle en fin de compte.
- Tu te fiches de moi ?! S'écria Fakir.
Puis il soupira. Garder son calme. Il la regarda droit dans les yeux.
- Tu m'as poussé, énonça-t-il calmement.
Le subconscient d'Ahiru avait décidé de faire la sourde oreille.
- Oui, et ?
- Tu veux que je te fasse un dessin ? Demanda-t-il le plus calmement du monde.
Ahiru avança une main devant elle. Sa bouche s'entrouvrit, formant un « o » parfait, tandis que sa main se déplaçait dans le vide, retraçant le trajet des deux personnages. Elle termina par un magistral passage de la verticale à l'horizontale.
- Pardon, conclut Ahiru d'un air catastrophé.
Il ne fit aucun commentaire.
- Je ne m'en suis pas rendue compte, expliqua-t-elle en lui tendant la main pour l'aider à se relever.
Il prit sa main dans la sienne.
Et tira.
Plutôt que Fakir se relève, ce fut Ahiru qui bascula en avant.
Elle se retrouva le nez dans l'eau, à genoux, aussi trempée que le traître qui l'avait précipitée là.
Fakir croisa les bras.
- J'accepte tes excuses.
Du coin de l'½il, il jeta un regard sur elle qui se trémoussait en râlant, et sourit.
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# Posté le samedi 10 février 2007 15:36

Ahiru et Fakir 4

Ahiru et Fakir 4
Auteur : Tsuki
Genre : romantique
Disclamer : Les personnages de Princess Tutu ne m'appartiennent pas. La grande Tsuki-sama est ma propre création.
Notes : Les – en début de ligne indiquent qu'un des perso va prendre la parole. Les pensées des perso sont exprimées entre guillemets.
Genre de l'histoire : Romance et humour, le plus possible !


Ahiru et Fakir

Chapitre 4 : Amis ou non ?


Au moment où Fakir poussait la porte de la maison, lâchant dans un soupir un laconique « je suis rentré », Ahiru et Charon discutaient joyeusement autour de la table. Le jeune homme se figea brusquement, et sans raison apparente, sentit la colère monter vertigineusement en lui.
Il toussota discrètement, les deux autres tournèrent la tête vers lui.
- Fakir ? S'enquit Charon.
Ahiru, avec un sourire qui sonnait assez faux, tourna la tête de l'autre côté, sans se donner la peine de faire semblant de ne pas l'ignorer.
Il ferma la porte, qui claqua doucement. Fakir s'avança dans la pièce, et esquissant un geste, sembla vouloir dire quelque chose. Ahiru baissa encore un peu plus les yeux, attendant sans vouloir en avoir l'air, étrangement mal à l'aise.
Il se ravisa, et sortit de la pièce, sans rien ajouter.
Restés plantés là un peu bêtement, Charon et Ahiru échangèrent un regard étonné, et le forgeron se dit qu'il comprenait de moins en moins ce garçon, ces derniers temps. Il haussa les épaules. Bah ! C'était sûrement l'adolescence.
Ahiru leva la main sur son uniforme. Elle l'avait récupéré dans la journée, bien caché là où elle l'avait laissé en devenant pour la dernière fois la Princesse Tutu. Il était un peu plus court maintenant. Etrange. Pouvait-on grandir dans notre taille d'humaine, lorsqu'on était un canard ? Elle cogita longtemps sans trouver la réponse. Puis s'aperçut que cette question n'avait pas lieu d'être ; elle n'était pas logique.
Ahiru se leva de table, un peu triste. Elle sourit au forgeron, et lui demanda :
- Ca ne vous dérange pas si je sors un moment ?
Il haussa de nouveau les épaules, qu'ils fassent ce qu'ils voulaient, ces deux-là ! Il avait l'impression de ne pas tout comprendre.
- Fais attention à toi.
Ahiru eut un petit sourire.
- De toute façon, il ne peut pas m'arriver grand-chose !...A plus tard, alors.
Elle s'approcha de la porte, et allait tourner la poignée, quand Charon lança sur une impulsion :
- Tu veux que je le prévienne que tu es sortie ?
Ahiru cligna des yeux, la main toujours en suspend sur la poignée. Pardon ?
- Fakir, précisa-t-il, voyant qu'elle ne comprenait pas.
- Fa... ? Pou...
« Pourquoi faire ? »
Elle agita la tête de droite à gauche, essayant de remettre un peu d'ordre dans ses pensées.
- Hum, non ! Lança-t-elle, comme si c'était l'évidence même.
Charon se dit alors qu'il n'était qu'un vieux gâteux. Depuis quand posait-il des questions dont la réponse semblait si évidente ? Surtout que pour lui, elle ne l'était pas vraiment...C'était officiel, il ne comprenait décidément plus rien. Ces enfants étaient-ils amis, oui ou non ?
- Ca n'intéresserait pas Fakir, dit-elle alors qu'il réfléchissait.
Et Charon se retrouva face à une porte fermée.
Il resta immobile un instant.
Ah. Ah...
Il avait vaguement l'impression qu'elle venait de lui lancer un drôle de casse-tête à la figure. Il était sensé déchiffrer ça ??
Fakir, en revenant dans la pièce, une serviette jetée sur son épaule, le trouva un pouce sur le menton, le regard dans le vide, occupé à tenter de démêler le comment du pourquoi.
Fakir regarda à droite. A gauche. Nouveau détour par Charon. Il haussa les sourcils.
- Où est-elle ?
Charon retomba brusquement sur terre.
- Pardon ?
- Où est-elle ? Répéta Fakir à contrecoeur.
Une lumière s'alluma soudain dans son esprit brumeux.
- Ahiru est sortie.
Fakir fronça les sourcils. En réaction, ceux de Charon s'abaissèrent. S'il continuait comme ça, Fakir allait finir ridé avant l'age !
Ahiru, sortie ?
« Pour aller où ? » Songea Fakir.
Puis il s'aperçut que ça ne le regardait pas, et leva le nez d'un air dédaigneux. Il traversa la pièce, alla chercher une tasse dans un placard.
Le thé de Fakir, sous les yeux impuissants de Charon, finit en montagne de sucre que le jeune homme, sans daigner jeter un coup d'½il sur sa mixture, entreprit de réduire en bouillie, à l'aide d'une petite cuillère rageuse et enragée.
Au final, il porta le tout à ses lèvres, et...
Eternua avant de s'empoisonner.
La tasse s'inclina, le sucre qui ne ressemblait plus à rien et certainement pas à du sucre, se renversa joyeusement sur les genoux du jeune homme (quel chanceux, ce sucre), et Fakir, levant la main devant sa bouche, pensa avec exaspération qu'il avait réussi à attraper froid dans ce satané étang.
- Euh, Fakir...Commença Charon, en désignant d'un geste hésitant de la main la bouillie de sucre nappée de thé étalée sur les genoux de Fakir (quel chanceux, ce sucre !!)
Fakir baissa les yeux, se leva brusquement, et le sucre s'écrasa sur le sol tel une superbe crêpe informe dans un ravissant « splatch ». (Argh)
Il dévisageait le sucre dans un silence pesant, se demandant ce que cette chose hideuse faisait là et comment elle avait bien pu se retrouver sur lui.
- Tu t'es séché ? Demanda Charon.
Fakir porta la main à la serviette sur son épaule.
- Ca...
Evidemment, en sortant de l'étang, il s'était retrouvé excessivement trempé. Et était tombé malade. Quand il songeait que Ahiru lui causerait des problèmes, il n'avait pas pensé à ça. Sa mauvaise humeur ressurgit tout à coup. Charon observa l'expression fermée du jeune homme.
- Ahiru aussi est rentrée couverte d'eau, informa-t-il.
Fakir ne réagit pas.
Il ne réagit pas pendant un si long moment, même, qu'on aurait pu le confondre avec un bloc de pierre. Soudain, il tourna les talons.
- Où vas-tu ? S'enquit rapidement Charon.
Fakir lui jeta un regard par-dessus son épaule.
- Dans ma chambre, écrire.
- Tu es en train de te transformer en vieil ermite.
Fakir reçut la remarque d'un air légèrement surpris.
- Je...
Silence.
- Non, rien.
Fakir claqua la porte.
Charon regarda le sucre, toujours étalé par terre. Il croisa les bras, soupirant.
Nettoyant le sol, il songea soudain que la petite s'était trompée. La première réaction de Fakir avait été de demander où elle était passée. Ca voulait bien dire qu'il avait remarqué son absence. Il se releva, porta ce gâchis à la poubelle. Ces deux-là étaient, l'un et l'autre, trop fiers, ça allait leur porter préjudice.
Dans sa chambre, Fakir resta appuyé contre la porte un moment, les yeux fermés. Il soupira, alla s'asseoir au bord de son lit. Le texte reposait face à lui, sur le bureau. Juste à côté de la plume de canard. Il fronça les sourcils, repensant à Ahiru. Qu'est-ce qu'il lui prenait, tout à coup ? Elle avait un comportement étrange, comme si elle voulait l'éviter. Il avait fait ou dit quelque chose qui l'avait vexée ? Oh, assez ! Se creuser la tête comme ça à cause d'un simple canard ! Qu'elle boude, si c'était ce qu'elle voulait, et lui fiche la paix ! Il n'en avait rien à faire, de toute façon. Au moins, elle cesserait de lui attirer des problèmes.
Il éternua à ce moment précis.
...Un soupir à fendre l'âme s'échappa de ses lèvres. Il se sentait fatigué, il avait mal à la tête.
Fakir releva les yeux.
Alors, il les aperçut, les vêtements pliés soigneusement, sur une chaise. Il s'avança, y porta la main.
Secs.
Sans savoir vraiment pourquoi, un léger sourire se dessina lentement sur ses lèvres.
Les vêtements qu'il lui avait prêtés.
Au bout d'un moment, cette pensée sinueuse finit tout de même par s'imposer, dans son esprit, et il sortit de la chambre.
- Je sors, lança-t-il à Charon, quand celui-ci lui adressa un regard interrogateur.

Ce que Fakir ne savait pas, c'était qu'en ce moment même, alors qu'il parcourait les rues de la ville, ce manuscrit qu'il n'avait pas pris le temps de regarder, ce manuscrit était en train de s'emplir de mots apparaissant là comme surgis de nulle part, des mots qui n'auraient pas dû y être. Dans le dos des personnages continuait de vivre l'histoire.
Avec l'aide d'une personne de très bonne volonté.
Ahiru se pencha au bord de l'eau, observant son reflet.
Elle ne le savait pas encore, mais cela lui apporterait peut-être plus de questions que de réponses.
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# Posté le samedi 10 février 2007 15:55

Modifié le samedi 10 février 2007 16:09

Ahiru et Fakir 5

Ahiru et Fakir 5
Auteur : Tsuki
Genre : romantique
Disclamer : Les personnages de Princess Tutu ne m'appartiennent pas. Seule m'appartient la grande Tsuki-sama qui est entièrement l'½uvre de mon imagination tordue.
Genre de l'histoire : Romance et humour !!!
Notes : Les – en début de ligne signalent qu'un des personnages prend la parole, les « sont le début des pensées des perso et les » sont la fin des pensées des perso. Les paroles de Tsuki-sama sont rapportées entre guillemets en italiques.
Bonne lecture !!!


Ahiru et Fakir

Chapitre 5 : Quelque chose de différent


Elle s'arrêta, promena un regard vide sur le paysage l'entourant. Ses pas l'avaient ramenée ici...
Ahiru s'approcha de l'étang. Les yeux mi-clos, elle était perdue dans ses pensées.
Ici, elle avait passé des journées entières en compagnie de Fakir. Sous sa forme de canard, elle avait pu l'observer pendant qu'il écrivait, rester avec lui sans ce sentiment de gêne. Alors pourquoi... ?
L'herbe fraîche sous ses pieds enveloppait l'air d'une douce odeur de rosée. Ahiru s'agenouilla. Elle était tout au bord de l'étang, et s'imprégnait de la quiétude des lieux avec une étrange émotion.
La gorge nouée, Ahiru se pencha au bord de l'eau, observant son reflet. Un reflet flou, incertain. Etait-elle une fille ou un canard ? Elle ne savait plus trop, elle était perdue.
Ce matin n'avait pas été pareil. Mal à l'aise, elle s'était comportée d'une façon inexplicable. Fakir avait dû la trouver bien idiote. C'était depuis qu'elle était redevenue une fille. Elle avait l'impression que quelque chose s'était brisé, et elle avait peur, très peur de ne plus pouvoir revenir en arrière. Tout cela, c'était la faute de cette fille, cette Tsuki. Si elle ne lui avait pas jeté un sort...
Quoi ?
Une feuille vint troubler le cours de ses pensées. Petite chose inoffensive, elle se posa en oscillant doucement sur l'eau, et l'onde effaça pour un temps le reflet d'Ahiru.
« Ne perds pas trop de temps à m'en vouloir... »
La jeune fille sursauta. L'espace d'un court instant, elle avait cru entendre...
« Ne perds pas trop de temps...Il va... »
De nouveau, ce murmure, à peine perceptible. Cette voix, et les souvenirs qu'elle véhiculait. Que lui voulait-elle ? Et pourquoi, pourquoi s'adresser à elle...ici ?
- Encore vous ?!
« Si tu ne fais pas attention... »
Mais le vent glacé fit frissonner Ahiru. La voix s'était déjà éteinte, lorsqu'elle redressa la tête.
- Que... ?
Elle ne comprit pas. Ahiru resserra ses bras autour d'elle. Elle avait froid. Soudain, c'était comme si un étau glacé s'était refermé sur elle. Que signifiaient ces mots ?
Elle resta immobile, essayant de comprendre.
Essayant, en vain...
Et le temps s'écoula.
Ce fut lorsque le ciel, déjà, se fut obscurcit, se parant des magnifiques teintes d'aquarelle annonçant la venue proche de la nuit, qu'elle s'aperçut enfin qu'elle s'était perdue dans ses pensées...et n'avait pas vu le temps passer.
Tout à coup, quelque chose se referma sur son épaule.
- Eh.
Ahiru sursauta, dans un réflexe, elle s'éloigna d'un bond, et sa voix s'échappa malgré elle de sa bouche.
- Couac !
Aussitôt, elle plaqua sa main sur sa bouche, par habitude. Ses yeux se dirigèrent vers la silhouette qui l'avait surprise. Fakir !
A peine eut-elle le temps de le voir, écarquillant les yeux, qu'elle reconnut avec stupéfaction la lumière qui l'enveloppait déjà. Elle... !
Un silence s'installa.
Fakir était immobile, surpris. Là où sa main s'était un instant plus tôt refermée sur l'épaule d'Ahiru, reposait maintenant...du vide. Le temps passa, et Fakir blêmit.
Il baissa les yeux.
Perdu au milieu du tissu de l'uniforme, un canard se recroquevillait, honteux de sa réaction.
Fakir en resta bouche bée quelques secondes. Il finit par mettre genou à terre, tendant la main vers le petit volatile.
- Idiote...
Ahiru détourna la tête. Quand la main de Fakir s'approcha d'un peu trop près, elle le pinça et s'éloigna. Elle ne voulait pas qu'il la touche !
- Aïe !
Fakir se frotta la main, pour atténuer un peu la douleur. La marque commençait à apparaître. Il lança un regard rancunier au canard.
- Ca ne va pas, non ?!
Ahiru fit un autre pas en arrière, toujours sans daigner le regarder.
Elle n'avait pas pensé à ça. Vraiment. Elle n'avait pas pensé qu'il lui suffirait de prononcer ce « couac », comme autrefois. Elle était bête.
- Ahiru ! Lança Fakir, l'air énervé.
Elle ferma les yeux au son de cette voix agressive, et un léger frisson parcourut ses plumes.
Fakir réalisa alors, stupéfait, qu'il lui faisait peur. Il s'obligea à se calmer, pour ne pas l'effaroucher encore. Les explications viendraient plus tard...Puis, son regard tombant sur cette tête de mule de canard qui s'obstinait à fixer ses palmes plutôt que d'oser le regarder en face, la colère ressurgit.
D'un geste d'automate, il avança une main et la poussa à l'eau. Ahiru, surprise par la soudaineté et la brusquerie du geste, perdit l'équilibre et tomba.
Quelques secondes plus tard, elle se redressait, furieuse, et projetant partout autour d'elle des éclats d'eau.
Fakir, en premières loges, en reçut une bonne partie au visage.
- Tu es complètement malade ?! S'époumona-t-elle.
Fakir, d'un air assez insistant, la regardait droit dans les yeux, sourcils froncés, les joues légèrement roses. Des gouttes d'eau dégoulinaient de ses cheveux. Il finit par lever la main devant sa bouche, et toussa discrètement.
Ahiru se figea.
Elle porta la main à sa gorge. Puis, au niveau de son visage. Adopta une intéressante couleur blanchâtre...et plaqua ses bras devant elle en hurlant.
- Idiote, marmonna Fakir en détournant la tête.
- Tu tu tu... Tu aurais pu me le dire !!!
Fakir, gêné, fatigué, appliqua une main contre son front. Ca avait beau devenir une habitude, il croyait bien qu'il ne s'y ferait jamais.
Alors qu'elle continuait de l'apostropher en gesticulant, il se contenta de lui tendre son uniforme, du bout des doigts, et sans commentaires.
- Comment ça se fait ?! S'exclama Ahiru en s'emparant du vêtement.
-...
- Comment ça se fait ?! Répéta-t-elle, à cinq centimètres de son visage, et se battant contre la manche.
Fakir piqua un fard.
Il s'éloigna d'un pas, croisa les bras. Inspira une grande bouffée d'air. Releva la tête, une expression très sérieuse plaquée sur le visage.
Ahiru prit peur.
- Quoi ? Demanda-t-il en fin de compte.
Le mot ne collait pas avec le ton solennel. Ahiru grimaça, en attendant de savoir quelle attitude adopter.
- Que que que que que que que ! S'écria-t-elle finalement avec détermination. Que je me sois retransformée !
Il haussa un sourcil.
- Je n'en sais rien, déclara-t-il avec sincérité.
Ahiru n'avait que faire de sa sincérité, elle voulait des explications.
- Ce n'est pas nwo...
Fakir pencha la tête de côté. A sa connaissance, ce mot-là n'existait pas encore. Le reste de la phrase d'Ahiru s'était noyée dans le col qu'elle essayait en vain de passer, et qui commençait à la faire étouffer.
Fakir écarta les pans du vêtement, et Ahiru se retrouva à l'air libre. Elle soupira, soulagée. Soudain, elle retrouva son air prêt au combat.
- Ce n'est pas normal !
Fakir garda son calme. A un certain moment, on ignore lequel, il se rappela enfin pourquoi il était là.
- Dis donc, toi ! Lança-t-il soudain d'un air courroucé.
Ahiru fit un bond en arrière, totalement effrayée par le revirement imprévu.
Lui s'avança, martelant chaque pas de juteux reproches.
- On peut savoir ce que tu fabriques ici à une heure pareille ?! Ca te prend souvent, de disparaître comme ça, en plein milieu de la journée ?! Ca ne t'est pas venu en tête un instant, qu'il y avait des gens qui pouvaient s'inquiéter pour toi ?! Et qu'est-ce que c'est que cette façon de détourner les yeux chaque fois que je te parle ?!
- JE TE PARLE ! S'énerva-t-il en voyant qu'elle recommençait son petit manège.
Il lui redressa la tête d'une main sous le menton, la forçant à le fixer droit dans les yeux. Des yeux qui lançaient des éclairs. Ahiru eut à peine le temps de déglutir, qu'il reprit sa tirade, la faisant sursauter.
- J'ai horreur de ce comportement ! C'est puéril et irresponsable ! Si tu avais l'intention de me fuir comme une espèce de pestiféré, inutile d'accepter de dormir sous le même toit que moi ! Idiote !
- Quoi ?! S'indigna Ahiru. Mais c'est toi qui as dit que... ! J'aurais très bien pu dormir dehors, moi, ça ne me posait pas de problème ! C'est toi qui as insisté !
- Pour tomber en hypothermie dans la nuit ?! Tu es folle ou inconsciente ?!
- Dans ce cas ne raconte pas que j'aurais pu refuser de dormir là-bas ! C'est toi, l'idiot !
- Eh bien tu n'avais qu'à te conduire normalement, comme n'importe qui de civilisé !
- Tu ne comprends rien !
- Alors explique-moi !
- Non !
- Ahiru...S'impatienta Fakir.
- Tu crois que ça m'amuse ?! Je sais que je suis idiote ! Mais est-ce que c'est une raison pour être aussi froid ?!
- Qu'est-ce que...
- Tu es toujours comme ça ! J'en ai assez ! Je ne veux plus te voir !
Son air déterminé le déstabilisa un peu. Retrouvant son calme, il la dévisagea.
- Ne dis pas n'importe quoi...Dit-il, lui tendant la main.
Ahiru écarquilla les yeux.




****

Déjà terminé, ce chapitre 5 ! Alors, qu'est-ce que vous en pensez ?! La tension monte entre Ahiru et Fakir, mais c'est mimi, ils ne se rendent pas comptent que c'est parce qu'il dépendent de plus en plus l'un de l'autre ! Kyaaaah ! Je crois qu'ils vont se mener la vie dure encore un bon moment, parce qu'ils s'adorent de plus en plus, alors ils mettent de plus en plus de c½ur à se faire perdre l'un l'autre les pédales, lol !
Je vais me donner à fond pour le chapitre 6 ! Qu'il soit encore plus mignon !
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# Posté le samedi 10 février 2007 15:59

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