Genre : romantique
Disclamer : Les personnages de Princess Tutu (pour la faire à l'anglaise !) ne m'appartiennent pas. Ils appartiennent donc à leur véritable auteur, et je suis au regret de vous informer que ce n'est pas moi. La folle qui s'invite dans l'histoire sous l'identité très secrète de Tsuki-sama m'appartient, elle, euh...comme il est impossible de faire mieux, parce qu'il s'agit de...moi. Je vous prie donc de me pardonner, ce n'est pas mon caractère de tous les jours, ou alors il est très bien caché, je l'emprunte juste avec plaisir pour compliquer la vie des autres personnages, nyark !
Genre de l'histoire : Romance !!!!!!! Humour délirant. Folie pure pour le chapitre1.
Quelques détails : les – signifient en début de ligne qu'un personnage prend la parole. Les « sont le début des pensées des persos et les » par réaction très logique sont la fin des pensées des perso. La parole de la fameuse voix apparaît en italique, dans les « ».
Bonne lecture !
Ceci n'est que le début de l'histoire...
Ahiru et Fakir
Chapitre 1 : Leur histoire d'amour
Le grand combat était terminé. Les habitants de la ville menaient des jours paisibles, ils avaient oublié la Princesse Tutu. Ils avaient oublié Ahiru, simple fille, maladroite et pas très douée pour la danse. Tous ceux qui l'avaient croisée...Ils avaient oublié leur amie. Le petit canard, qui leur avait redonné espoir, lui aussi, ils l'avaient oublié. Ce petit canard...Que devenait-il ?
Si vous tenez vraiment à le savoir, lisez la suite.
Ceci n'est que le début de l'histoire.
Fakir suspendit son geste, la plume s'éloigna de la feuille de papier.
Impossible...Qu'est-ce que cela voulait dire ?
Il jeta un regard autour de lui.
Comme tous les jours, il était venu s'installer au bord de l'étang, calme, silencieux, où nageait tranquillement Ahiru. Le soleil tapait fort, et une légère brise s'était levée, faisant chanter aux arbres leur mélodie apaisante.
Depuis qu'Ahiru était redevenue un canard, Fakir passait le plus clair de son temps ici, à écrire la suite de l'histoire, en la surveillant du coin de l'½il.
Tout à coup ces mots avaient glissé sous sa plume, ils s'étaient immiscés sur la feuille sans qu'il ne s'en aperçoive tout de suite.
Ceci n'est que le début de l'histoire.
Fakir s'était soudain demandé si ces mots venaient vraiment de lui.
Mais alors...
Pourtant, en observant ce paysage, qui ne changeait pas, en voyant Ahiru nager sur l'eau claire, il se détendit, et sourit.
Non, rien ne changeait.
Il continua d'écrire, sans que rien ne vienne à nouveau le perturber, jusqu'au coucher de soleil. Fakir lâcha alors sa plume, à regret. Il relut rapidement l'histoire, comme chaque fois, pour vérifier.
Ahiru s'était rendue compte qu'il cessait d'écrire. Elle s'approcha du bord de l'étang, et le regarda, du haut de sa petite taille de canard. Fakir n'avait plus cet air menaçant de la première fois qu'ils s'étaient parlé. A l'époque, elle était la Princesse Tutu, sous l'apparence d'une fille, étudiante comme lui à l'école de danse, et Fakir veillait sur Mytho. En fait, les seules fois où il ne lui avait rien caché de ses sentiments, depuis le début, quand il ne savait pas encore qu'elle était la Princesse Tutu qui devait rassembler les fragments de c½ur du prince, c'était lorsqu'elle était sous cette forme, en canard. Elle s'était rendue compte, du coup, que Fakir n'était pas le sale type qu'elle croyait. C'était même quelqu'un de sensible et courageux. Elle l'observa, pendant qu'il relisait ses notes. Fakir était très beau, quand il souriait...
- Couac !
S'exclama Ahiru en rougissant. Elle plaqua ses ailes sur son bec, paniquée.
Mais à quoi pensait-elle ?!!
Le bruit avait attiré l'attention de Fakir. Il leva les yeux de sa feuille, et surprit Ahiru en train d'exécuter la danse de la pluie.
Il grimaça.
- Mais qu'est-ce que tu fabriques ?!
Ahiru s'immobilisa aussitôt, se frotta la tête avec une aile, gênée.
Fakir fronça les sourcils, et Ahiru se renfrogna. Il allait encore faire une réflexion ! Mais non. Il lui tourna le dos, une main sur la bouche, pour l'empêcher de voir qu'il pouffait de rire. Ahiru pencha la tête, se demandant ce qu'il se passait. Quand il se retourna vers elle, Fakir avait retrouvé son air sérieux.
Surprise, elle sursauta et tomba dans l'étang.
- Couac ! Couac ! Couac !
Fakir s'approcha et la remit debout. Il resta un instant, à la dévisager bizarrement, obligeant Ahiru, gênée, à détourner la tête.
Finalement, Fakir se remit debout, rassembla ses affaires et lança en s'éloignant :
- Je reviens demain. Evite de faire une bêtise d'ici là !
- Couac ! Répliqua Ahiru, énervée.
La nuit, Ahiru somnolait sur l'eau, lorsqu'une voix s'éleva dans le silence.
« Ceci n'est que le début de l'histoire... »
Un vent frais se leva, balayant l'herbe, et vint faire ondoyer doucement l'eau calme.
« L'histoire prend un nouveau tournant »
Ahiru, bercée par le mouvement de l'eau, vacilla.
« Parce que telle est ma volonté »
Rire hystérique.
Ahiru bascula de côté, et tomba à l'eau.
- Couaaaaaac !
Et plouf. Elle battit des ailes, paniquée, jusqu'à retrouver un semblant d'équilibre.
- Couac...Soupira-t-elle.
Elle avait eu chaud !
« Regardez-moi ça ! C'est pathétique ! Il était temps que je m'en mêle ! »
- Couac ? S'enquit Ahiru.
D'où venait cette voix ? Qu'est-ce que c'était ?
« Tu veux savoir, petit canard ? Je suis la nouvelle auteur de l'histoire, et je ne parle pas du Prince et du Corbeau ! Pas entièrement, en tout cas ! Tu veux savoir ? »
- Couac ?!
« Je suis...celle qui va rendre cette fin morne tellement plus intéressante, tellement plus gênante pour toi aussi, ma petite Ahiru ! Je viens te rendre la vie bien difficile...Mais tu devrais me remercier ! Parce qu'en contrepartie...Kyaaaaah ! »
...Hein ?
- Couac ?
Qu'est-ce que c'était que cette folle ?
« Hum. Je disais. Trouves-tu vraiment cette fin satisfaisante, ma petite Ahiru ? Attention, réfléchis bien ! »
- Couac.
Traduction : Va te faire soigner.
« Voyons, voyons ! Je suis sérieuse, moi ! La véritable Ahiru est un canard ! Ahiru est un canard ! »
Pouffement de rire dédaigneux.
Ahiru perdait patience. Cette chose se fichait d'elle ?
Mais la voix poursuivait son délire émotionnel, oubliant de s'offusquer de l'insulte.
« Ta véritable apparence est un canard. Oh là là !...Pas très pratique, n'est-ce pas ? Ne trouves-tu pas que cette fin est injuste ? Ahiru, celle grâce à qui l'histoire a pu bien se terminer pour le prince et tous les personnages, Ahiru est la seule à ne pas pouvoir être heureuse ! Quelle ironie ! Tu ne trouves pas ? Quelle ingratitude ! On dirait bien que tu es destinée à souffrir, ma pauvre Ahiru ! »
Qu'est-ce que ça voulait dire ? Qui était cette fille ? Et comment la connaissait-elle ?
« Ah. Ca, c'est parce que j'ai suivi toutes tes aventures sur mon lecteur DVD, ma petite Ahiru ! »
Qu'est-ce que c'était que ça ?!?
« Minute ! C'est moi qui pose les questions, ici ! Non mais. Mais tu n'as toujours pas répondu... »
Comment ?
« Sujet, verbe, complément »
Mais non ! Pas ça !
« Cette fin n'est pas un Happy End »
Pardon ?
« Tu n'es pas très perspicace, ma pauvre Ahiru. Je parle de toi, de tes sentiments. Et ils vécurent tous heureux, et Ahiru redevint un canard pour toujours. Voici la fin. Du moins, ce qu'elle aurait été si je ne m'en étais pas mêlée. Tu trouves que c'est une fin heureuse, toi ? »
Mais c'était...une fin heureuse !
« Pour la plupart, oui. Sauf pour toi. Tu ne t'es rendue compte de rien ? Je suis donc obligée de te souffler la réponse ? Réfléchis...Ton amour pour le prince... »
Le prince aimait Rue ! C'était Rue qu'il avait choisi, personne d'autre ! Et Ahiru...elle ne l'aimait pas assez fort. Certainement pas aussi fort que Rue !
« Justement ! Ton amour ne s'est pas évaporé tout seul, non ? Quand a-t-il commencé à décliner ? Quand quelqu'un d'autre s'est immiscé dans tes pensées...Tu rougis, tu es gênée, tu te demandes ce qu'il t'arrive...mais ce n'est pas pour rien, ma petite Ahiru ! Tu crois vraiment pouvoir supporter de voir ce cher Fakir tous les jours sans pouvoir le toucher, sans pouvoir t'exprimer aussi librement qu'une humaine ? »
Qu'est-ce que ça voulait dire ?! Cette fille prétendait que...Ahiru rougit.
« Que tu as des sentiments pour Fakir ? Bien sûr que je le prétends ! »
C'était faux ! Totalement faux ! Fakir était un ami, elle avait partagé beaucoup de choses avec lui, ils avaient sauvé Mytho ensemble...
« Oh la menteuse ! Elle est amoureuse ! »
- Couac couac ! Couac couac couac couac !
« Tu ne veux pas le reconnaître, hein...C'est fâcheux, ça. Bien ! Puisque je suis une adepte des histoires à l'eau de rose et des Happy End, je vais être obligée de te jeter un sort, ma petite Ahiru ! »
- Couac !
Encore une folle qui voulait les manipuler ?! Elle ne comprenait pas tout mais...Après Drosselmeyer, une autre hystérique voulait s'amuser en les faisant souffrir ?
« Ah non, ne me compare pas à cet espèce de... !!! Une tragédie ! Une tragédie ! Elle a failli finir en queue de poisson, cette histoire, à cause de sa satanée tragédie ! Je n'ai rien à voir avec lui ! Moi je suis...sublime...et magnifique...Je veux de l'amour, de l'amour, et du bonheur !! Je ne veux pas vous faire souffrir, petit canard ! Seulement, même si la souffrance n'est pas drôle, c'est un passage obligé pour obtenir le bonheur, sans quoi il n'y aurait plus d'histoire. L'histoire se remet en marche ! Je vais guider votre histoire vers ce passage que vous n'osez pas emprunter...Kyaaaaaah ! C'est trop mignon ! Je me proclame l'auteur de l'histoire d'Ahiru et Fakir, après Le Prince et le Corbeau, après Princess Tutu ! »
- Couac ?
Qu'est-ce que c'était encore que ce sale plan ?
« Tu veux rester un canard ? »
- Couac ?
« Tu veux passer toute ta vie sous cette forme de canard ? »
- Couac...
C'était sa véritable forme !
« Et tu trouves que c'est une raison valable, toi ? Le petit canard est la véritable forme de la Princesse Tutu, c'est vrai...Mais Ahiru, alors ? »
- Couac... ?
« Vous oubliez Ahiru, dans cette histoire ! C'est décidé ! Je vais te mettre à l'épreuve ! »
- Couac ?
« Il va falloir te décider, ma petite Ahiru... »
- Qu'est-ce que ça veut dire ?! Je ne comprends rien à vos salades ! Et puis d'abord, qui êtes-vous ?! Que...Couac !
Ahiru plaqua ses ailes sur son bec. Elle venait de parler ?!
Le rire hystérique éclata à nouveau dans le silence.
« Le temps t'es compté...Résous vite l'énigme ! Tu pourras rester un canard, comme tu le souhaites, ou redevenir cette fille humaine ! En attendant, je te laisse le choix...Tu connais le refrain ! »
- Attendez ! Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ahiru plaça son aile sur sa gorge. Sa voix...Elle retrouvait la voix d'une fille.
Une douce lumière dorée enveloppa soudain le petit canard, comme émanant de lui.
- Que...
Ahiru étira son aile devant elle. Les plumes scintillaient, elles semblaient devenir plus floues de seconde en seconde.
Ahiru ferma les yeux.
Cette sensation...Elle avait l'impression de la connaître, mais pas tout à fait. Quand elle se transformait en Princesse Tutu, ou même en fille, avant...Ce n'était pas la même.
La lumière recouvra le corps tout entier du petit canard. Elle continua de briller un long moment, tandis que la voix s'élevait, lointaine.
« Voici le début de l'histoire, orchestrée par la grande Tsuki-sama ! »


